Olivier : quelle maladie peut-il développer ?

L’olivier est un arbre méditerranéen bien connu de tous. L’olivier est un arbre connu pour sa longévité et sa capacité à vivre plus de 2000 ans. Cependant, il est aussi sujet aux maladies. On vous détaille ici maladie par maladie, les troubles possibles de l’olivier au cours de sa vie.

L’olivier face à la maladie

L’olivier est cultivé depuis des siècles par nos ancêtres pour tous les bienfaits de ses fruits et reste un symbole fort dans nos cultures méditerranéennes. S’il est d’ordinaire robuste et adaptable à de nombreux climats, les maladies s’invitent parfois et peuvent considérablement affaiblir cet arbre

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Comme tout arbre, l’olivier a une réponse à la maladie qui est souvent visible. Les causes peuvent être multiples, comme un sécateur mal nettoyé avant la taille ou non désinfecté. Les symptômes ne se font pas attendre et l’olivier est plutôt du genre à montrer les signes de sa maladie.

Maladie de l’olivier : les feuilles jaunies

Un olivier aux feuilles qui jaunissent est signe de maladie. Si les feuilles persistantes de cet arbre peuvent se développer 3 ans avant de se jaunir et de se renouveler progressivement, il n’en est pas de même si elles deviennent jaunes en masse. C’est un signe de déséquilibre, notamment au niveau de l’arrosage (olivier en pot).

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La fumagine et la cochenille

Les feuilles de votre olivier sont noires ? La fumagine est un champignon classique qui indique souvent la présence de cochenille. La fumagine se reconnaît : une poudre noire se crée sur les rameaux et les feuilles de l’arbre et empêche une bonne photosynthèse.

Cette maladie de l’olivier est mineure et se traite en nettoyant simplement les zones touchées avec un chiffon et de l’eau savonneuse. Tâchez d’éliminer en amont la cochenille, ce petit insecte noir suceur de sève. La cochenille produit du miellat, sur lequel la fumagine se développe très bien.  Afin d’éliminer ce parasite, utilisez un insecticide bio à base de savon noir.

L’œil de paon sur l’olivier

Aussi appelé tavelure, l’œil de paon de l’olivier est une maladie classique qui touche les oliviers en pot ou en bac. Les feuilles présentent des tâches brunes et jaunes en halo, dues à un champignon qui aime le temps chaud et humide (printemps et automne).

En traitement, une bonne pulvérisation de bouillie bordelaise devrait résoudre le problème. Appliquez en début de printemps et avant l’automne à hauteur de 10 g par litre de produit.

L’otiorhynque de l’olivier

Lorsque les feuilles des oliviers sont grignotées de manière typique, en arc de cercle, vous avez sans doute affaire à l’otiorhynque de l’olivier. Ce coléoptère se nourrit des feuilles, et ses larves des racines de plantes vivaces. Engluer le tronc de l’olivier permet d’empêcher l’accès de ces coléoptères aux feuilles de l’olivier.

La mouche de l’olivier

Cette fois-ci, les feuilles sont préservées mais ce sont les fruits de l’olivier qui récupèrent la maladie. La femelle de la mouche de l’olivier pond en effet ses œufs dans les olives, qui ne se développent pas et meurent.

Une récolte entière peut être perdue : en traitement, les pièges à glu sont efficaces, ainsi que la pulvérisation d’une solution à l’argile verte, qui empêche la ponte.

Xylella fastidiosa : une bactérie nocive

En France ou en Italie, l’olivier peut aussi subit les ravages de la bactérie dont tout le monde parle. Xylella fastidiosa est responsable du dessèchement du bout des feuilles de l’olivier. Ce dessèchement peut être dû à une carence en potassium ou à cette bactérie. Xylella fastidiosa touche un large spectre de fruitiers et doit être surveillée.

 

Aucun traitement n’est pour l’instant efficace contre xylella fastidiosa : l’arrachage des plants est recommandé afin d’éviter la propagation sur d’autres arbres fruitiers.

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