Un nom qui claque, une floraison qui explose, et une résistance à toute épreuve : le dipladénia ne s’est pas contenté de grimper, il a conquis les balcons et terrasses. Ces dernières années, ses nouvelles variétés en ont fait un must pour les amateurs de fleurs d’été. Dipladénia, ou plutôt, il faudrait dire « Dipladénia », s’invite partout où la couleur et la vigueur sont recherchées.
Les Dipladenia, parfois surnommés « jasmin du Brésil », s’apprêtent à détrôner les géraniums sur les balcons, tant leur floraison est généreuse. En dix ans, cette famille de grimpeurs venus des tropiques a totalement changé de visage. Dans leur habitat naturel, ils tutoient les cinq mètres de haut. En 2011, surprise : la gamme de couleurs s’enrichit d’un jaune éclatant, inédit jusque-là. Cinq ans plus tard, des teintes orange et abricot s’invitent sur les corolles en entonnoir. Pendant ce temps, d’autres variétés voient leurs fleurs s’orner de dégradés spectaculaires, du cœur jusqu’à la périphérie, avec parfois un parfum subtil en prime. Cette abondance florale a de quoi attirer tous les regards.
Différentes formes et applications
Les innovations ne concernent pas seulement la palette des couleurs. Voici comment les dipladénias se déclinent aujourd’hui :
- Des variétés compactes (40 à 45 cm) idéales pour des suspensions ou paniers fleuris.
- Des naines (20 à 30 cm) qui trouvent parfaitement leur place dans les jardinières, aux côtés de géraniums, de verveines ou de scaevolas.
- Les grimpantes robustes, capables de couvrir en une saison un treillis ou une rambarde grâce à des tiges de trois mètres.
- Quelques variétés arbustives qui dynamisent les massifs estivaux en y apportant du relief et de la couleur.
À chacun son dipladénia, en solo ou en association, selon l’effet recherché.
Ce ne sont pas des divas !
Si le dipladénia a su séduire, c’est aussi parce qu’il ne demande pas la lune. Cousin du laurier-rose, il apprécie la chaleur et le soleil, mais fait mieux encore : il supporte les oublis d’arrosage. Sur un balcon orienté sud ou sud-est, il tient la distance sans faillir.
Un conseil pour une floraison abondante : arrosez régulièrement, mais laissez sécher la surface du substrat sur un à deux centimètres avant de recommencer. En plein été, un arrosage par semaine suffit souvent. Un peu d’engrais pour plantes fleuries tous les dix à quinze jours pousse la générosité encore plus loin. Et côté parasites ? Rien à signaler, le dipladénia résiste à tout ou presque.
Pour un effet immédiat, préférez des plants déjà robustes, bien ramifiés, six à dix branches dès l’achat, c’est l’idéal. Plus la plante démarre forte, plus la saison sera spectaculaire.
Dipladenia ou Mandevilla ?
Vous hésitez entre les deux noms ? Botanistes et jardiniers emploient souvent « dipladénia » pour les variétés compactes en touffes, tandis que « mandevilla » désigne plutôt les grimpantes. Mais au fond, il s’agit de la même plante, sous deux habits différents.
Petite histoire…
Le jasmin chilien (Mandevilla laxa) fut le premier « dipladénia » cultivé en Europe au XIXe siècle. Avec ses fleurs blanches au parfum délicat, il se distingue par une robustesse rare. Capable d’encaisser des rafales de froid jusqu’à -10 ou -12 °C à l’occasion, il offre en automne un feuillage qui se teinte d’or et d’orange, et qui demeure en place tout l’hiver tant que la température ne tombe pas sous les 5 °C.
Le dipladénia, sous toutes ses formes, n’a pas fini de bousculer la routine des balcons et jardins. Qui aurait parié, il y a dix ans, qu’une liane tropicale deviendrait l’alliée des jardiniers citadins ? La prochaine révolution, elle, se prépare peut-être déjà dans une serre, quelque part sous les tropiques.






